8 octobre 2009

Promesses électorales et exercice du pouvoir : un décalage ?

Dès 2008, les orientations budgétaires de Madame le Maire nous amenaient à déclarer que d’ici la fin du mandat les impôts locaux (taxe foncière et taxe d’habitation) progresseraient de 20%. Nous confirmons ce calcul en 2009 : cela résulte de l’effet combiné d’augmentation des bases par l’état et des taux par la commune.

D’où provient l’obstination de l’équipe majoritaire à vouloir augmenter les taux de 2% par an? La municipalité de Montbrison-Moingt est elle victime des décisions de l’état ?

  • L’état augmente les bases de 2.5 % pour compenser ses désengagements ce qui permet à la commune d’augmenter ainsi ses recettes.
  • Cette augmentation des bases est bien supérieure à l’augmentation du coût de la vie. Et Mme le Maire s’était engagée l’année dernière à ne pas aller au delà !!

Non, chers concitoyens, ce n’est ni la réforme de la taxe professionnelle, ni le soi-disant désengagement de l’état qui sont responsables de cette évolution fiscale. C’est bel et bien la politique locale de Mme le Maire qui impose ces choix budgétaires :

Des investissements certes promis pendant la campagne électorale. Mais étaient ils chiffrés ? Pouvons-nous les financer ?

Pendant la campagne, la « première action innovante » de Mme Faure était de « consulter les Moingtais et Montbrisonnais pour les grands projets ». Cela a été fait pour la fusion. Peut être serait il intéressant de le faire pour l’ensemble des grands travaux annoncés avec leur chiffrage ? L’exemple du référendum moingtais montre bien que même si on est élu pour un programme, le citoyen peut redéfinir les priorités d’un mandat.

Nous pensons que la politique budgétaire de la majorité est déraisonnable ; surtout dans un contexte d’incertitude, de réforme et de crise. Une gestion saine et modérée de nos communes nous permettrait de minimiser les taxes sur les ménages. Nous déplorons l’absence d’écoute et de dialogue.

Gérer la ville en « bon père de famille », est une expression qui devrait aujourd’hui trouver tout son sens. Augmenter les charges de fonctionnement tout en multipliant les investissements est une erreur économique.

Si le plan de relance de l’état incite les communes à investir, la baisse des dotations aux collectivités locales les incite à réduire leurs charges de fonctionnement.

Nous vous souhaitons à toutes et à tous d’excellentes fêtes de fin d’année avec l’espoir que 2010 sera l’année de la reprise.